Cuenca-Loja, une route montagneuse...
08/09/2007

Equateur : Cuenca - Loja

Cuenca Le départ de Cuenca se fait après les dernières formalités à effectuer suite au vol du sac de Florence et sous un temps très menaçant, qui ne nous quittera plus jusqu'à Loja.

Peu après, en pleine ascension du col le plus haut du parcours (3530m sur la carte), sous la pluie et dans un froid étonnant (8°C), le vélo de Florence nous stoppe net : les pignons tournent dans le vide ! Nous trouvons refuMaison abandonnéege dans une maison abandonnée, où le petit feu que nous permet de faire le peu de bois sec présent ne suffira pas à nous réchauffer, mais au moins nous sommes à l'abri des agressions directes du vent et de la pluie, ce qui suffit à nous satisfaire pleinement !

La nuit a été agitée du fait du passage régulier de groupes de personnes, dans un endroit pourtant isolé et peu hospitalier compte tenu des conditions météo, ce qui ne nous rassurait guère. Nous avons compris le lendemain, voyant à nouveau des groupes épars de jeunes gens, à pied, sommairement équipés. C'est un pèlerinage qui consiste à effectuer le trajet Cuenca-Loja en hommage à la "Virgen del Cisne", célébrée durant la semaine sainte (en ce moment), propice à de nombreux évènements festifs à Loja. La route est sinueuse et particulièrement accidentée, avec des dénivelés énormes à effectuer chaque jour. Le temps froid et pluvieux n'arrange pas les choses. Nous n'avons pas eu la tâche facile, d'autant que le vélo de Florence a continué et amplifié ses caprices... Pour les jeunes pèlerins, vraiment sous équipés, c'est un vrai chemin de croix. Avec les jours qui passent, ceux que nous doublons ont de la boue un peu partout, certains des bandages aux chevilles ou aux genoux et boitent de manière vraiment préoccupante... Récupèreront-ils tous une bonne condition physique après ce périple, rien n'est moins sûr... à méditer...

 

 

Pour les cyclistes ou les montagnards, quelques chiffres : nous avons eu en 4 jours près de 4500m de dénivelé positif à avaler, dans des conditions vraiment peu favorables et avec des pentes étonnantes à grimper, dépassant très régulièrement les 10% !

C'est donc avec un certain soulagement que nous avons franchi le panLa récompense de la descenteneau "Loja". D'autant que le peu de villes rencontrées en chemin et leur toute petite taille ne nous ont pas permis de réparer le vélo. Ce qui est fait aujourd'hui, non sans mal là encore, car les moyeux "à cassette" ne sont pas classiques ici !

A ce propos, la petite histoire de sa réparation Réparation du véloest intéressante : Après plusieurs rebondissements, de petits ateliers de réparation de vélos en petits ateliers, où il manquait toujours un outil spécifique, je suis tombé sur un vrai mécanicien de vélo. Il ne vend rien. Son travail est de réparer des vélos. Il a compris immédiatement le problème et a tout démonté rapidement, avec une assurance certaine. Il a alors tout nettoyé, changer une minuscule petite pièce, a tout remonté et, satisfait du travail accompli... ne m'a rien fait payer. La même situation en France, en Europe ou dans toute autre société de consommation "moderne" conduit aujourd'hui systématiquement au changement du bloc complet et à la mise à la poubelle d'une pièce qui pourtant aurait été réparable, et à la pollution qui en résulte forcément... Deux façons bien différentes d'appréhender une même situation, et qui devraient nous faire réfléchir sur le type de société que nous souhaitons vraiment. Une société où tout se monnaye, systématiquement, ou une autre dans laquelle l'acte gratuit, l'entraide, l'échange sans autre attente qu'un sourire et un merci auraient toute la place qu'ils méritent...

Voir les photos dans la galerie "Equateur" (photos 56 à 68).

Impressions générales sur notre passage en Equateur

 
 
   
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