C'est parti!
13/08/2007

Après 8 jours et plus de 400 km parcourus, nous voilà à Madrid, à l’aéroport, à attendre notre vol pour Bogota, capitale de la Colombie.

Francois, Alex, moi et FloNous sommes partis de Pau à quatre : Alexandre et François, deux très vieux et très bons amis, nous accompagnent les premiers jours avant de continuer de leur côté pour une virée dans les Pyrénées espagnoles, direction l’Andorre. Dès le premier soir, nous avons droit à un gros orage et à un temps étonnamment frais pour la saison. Malgré le passage du col du Pourtalet, le temps reste couvert, frais et menaçant, chose très rare au mois d’août sur ce versant-ci des Pyrénées… C’est par ce même col, plus de dix ans auparavant, que je suis passé avec François, pour ce qui était ma toute première randonnée à vélo. Les premiers kilomètres sont donc connus et lac, avant Riglosparticulièrement symboliques. J’avais en tête depuis longtemps de partir sur ces routes, vers le bout du monde…aujourd’hui c’est chose faite et je ne réalise pas encore complètement. Seulement à quelques très brefs moments, qui font comme des flash, je ressens une sensation vertigineuse à l’idée de ne revenir ici que dans un an…un an…court et long à la fois…


RiglosNous passons devant les « Mallos de Riglos », site d’escalade à la renommée internationale, falaises d’une couleur ocre caractéristique, de près de 350m de haut, que j’ai gravies plus d’une fois avec Florence avant que mon épaule ne me lâche…Passés les contreforts pyrénéens, la plaine vallonnée du « rio Ebro » s’ouvrent devant nous. Nous quittons François et Alex et filons plein sud. Cette plaine aride, naturellement dédiée à la culture du blé, est pourtant parsemée de champs très verts ! Des infrastructures colossales (barrages, canaux..) ont été mises en place dans cette région, afin d’irriguer des étendues infinies de champs, au point d’aller jusqu’au paradoxe de permettre la culture du… maïs (!), pourtant très consommateur d’eau et donc plus fréquent dans les campagnes béarnaises qu’ici ! Cette irrigation à outrance (les champs sont arrosés même en journée, en pleine chaleur…) entraîne, entre autres problèmes, une perte énorme par évaporation et donc un déficit de remplissage des nappes phréatiques… Ce problème est vaste et complexe mais peut, d’une manière générale, se résumer ainsi : l’équilibre de la nature esteoliennes fragile, penser pouvoir le modifier artificiellement sans dommages ultérieurs, à de seules fins économiques de cours terme, est une faute… une faute grave…

Cette plaine est aussi très souvent balayée par le vent, comme toute la région entre les Pyrénées et Madrid, ce qui explique la présence sur notre parcours de centaines d’éoliennes ! En se rapprochant de TournesolMadrid, les champs de tournesol se font de plus en plus nombreux et côtoient les fidèles champs de blé, omniprésents.

 

N’ayant pas eu le temps de s’entraîner avant de partir, trop occupés par les multiples coucher de soleil sublime...démarches à effectuer avant une expédition de ce type, nous avons progressé très lentement, faisant « tourner les jambes » au maximum. Quelques douleurs par ci par là nous inquiètent encore mais la patience et la persévérance devraient avoir raison d’elles.


Le tour du monde est lancé, nous quittons l’Europe… prochaine étape l’Amérique du Sud !

Une sélection de photos ici.

 
 
   
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